Emmanuel Séjourné est considéré comme
l'un des principaux percussionnistes spécialisés
dans les claviers de percussion : vibraphone et marimba. En 1981,
il fonde l'ensemble NOCO MUSIC, avec lequel il enregistre le disque
Saxophone et Percussion, qui reçoit le Grand Prix audiovisuel
de l'Europe décerné par l'Académie du disque
Français. A ce jour, il a créé plus d'une
centaine d’œuvres de Donatoni, Dillon, Manoury, Aperghis,
Fedele, Pauset, Mâche, Barrett, Pesson, Dazzi, Toeplitz,
Stäbler, etc. Son répertoire inclue des concertos,
des œuvres de musique de chambre et des solos.
Emmanuel Séjourné se produit avec des orchestres symphoniques
et donne des récitals en Europe, au Japon ainsi qu'en Amérique
du Nord. En 1996, il crée Séance de James Wood pour
soprano, vibraphone-midi et le New London Chamber Choir. L’utilisation
très originale du vibraphone-midi ouvre de nouvelles perspectives
instrumentales. Invité par la soliste Keiko Abe à participer
au jury du World Marimba Competition 1999, il donne plusieurs concerts
avec elle au Japon.
Seul ou avec l'ensemble Accroche-Note, Emmanuel Séjourné participe à de
nombreux festivals : Zurich, Archipel Genève, Ars Musica,
Musica Strasbourg, Londres, Ultima Oslo, Valencia, Huddersfield,
Bratislava, Biennale de Zagreb, Biennale de Venise, Musiques d'aujourd'hui
Perpignan, Freiburg… et des concerts diffusés par les
radios française, britannique, allemande et norvégienne.
Parallèlement à ses activités dans le domaine
de la musique contemporaine, Emmanuel Séjourné pratique
les musiques improvisées et la composition. Son 1er concerto
pour vibra et orchestres à cordes a été créé en
Septembre 1999 par l'Orchestre d'Auvergne et son spectacle "Planète
des claviers", écrit et composé pour les "Percussions
Claviers de Lyon", entame sa 3e saison de tournée.
Responsable pédagogique du Département percussion
du Conservatoire de Strasbourg, il y enseigne particulièrement
les claviers de percussion, et à ainsi créé en
France un cycle supérieur d'études, consacré à cette
spécialité. Auteur d'une méthode de vibraphone
(Éditions Leduc), et de pièces pour percussion (Éditions
Fuzeau, Lemoine, Combre, Aug Zurfluh, Alfonce, Zimmerman, Smith Publications),
il est nommé conseiller pédagogique au Ministère
de la Culture pour la préparation 1994-1995 du Certificat
d'Aptitude à la percussion. Ses classes de maître remportent
un grand succès dans tous les grands conservatoires d'Europe,
du Japon ainsi que des États-Unis.
Emmanuel Séjourné a enregistré pour les étiquettes
Montaigne, Accord Una Corda, Etcetera, Musifrance Erato et pour le
label jazz MFP Berlin. Son dernier disque (Christal Records), où figure
le Concerto de C. Kerger, enregistré avec l'Orchestre Philharmonique
du Luxembourg sous la direction de Paul Polivnick, remporte un grand
succès.
En mars et avril 2003, Emmanuel Séjourné était
au Québec, à
Sherbrooke et à Montréal pour une série de
concerts et de master classes. Les propos qui suivent ont été recueillis à Montréal
par Robert Leroux, le 4 avril 2003, le lendemain du concert de
Séjourné
à la Chapelle Historique du Bon Pasteur.
RL : Qui furent tes principaux mentors et qu’as-tu retenu
de leur fréquentation?
ES : Il y a une phrase de Jacques Brel que j’aime
beaucoup et qui dit « le talent c’est avoir envie de
faire quelque chose ». Je ne dis pas que j’ai du talent,
mais je peux dire que j’ai envie de faire des choses. Parmi
les gens que j’ai rencontrés, il y en a certainement
qui m’ont
marqué, comme une prof de piano et un prof de solfège
qui m’ont appris beaucoup dans ma jeunesse, et ensuite Jean
Batigne et d’autres. Tous ces gens, qui avaient tous leur
caractère
propre, faisaient eux-mêmes des choses et m’ont à leur
tour donné envie d’en faire. C’était
donc pour moi une transmission d’énergie.
Par contre,
je dirais que, plus tard, les meilleurs cours que j’ai
eus avec Batigne se passaient au café. Ce n’étaient
pas les cours techniques. Bien sûr, les cours techniques
il en faut, il faut acquérir une routine et une tenue techniques,
c’est comme au tennis ou au piano, il faut avoir une position
technique correcte. Mais, il y a tout le reste, il y a la musique.
Et là, à ce niveau-là, la technique je m’en
fiche, elle n’est utile que pour me permettre de penser à la
musique, c’est tout. Donc Batigne au café entre les
cours techniques, me renseignait sur la musique, sur la vie musicale
et partageait ses idées. Parfois, je ne saisissais pas très
bien, et quelques années plus tard, ça cliquait.
RL : Ta carrière est manifestement caractérisée
par l’interprétation aux claviers, en contexte de musique
de chambre et en solo. Comment en es-tu venu à ce type de
carrière plutôt que celle de musicien d’orchestre
symphonique par exemple?
ES : Il faut dire que j’ai eu un cheminement
plutôt atypique.
Comme interprète, j’ai fait d’abord du piano
et du violon. J’ai démarré la percussion très
tard, suite à un petit problème de doigts. J’ai
achevé mes études de percussion en trois ans et ensuite
Batigne m’a rapidement engagé comme professeur de
claviers.
En fait, quand je suis entré comme étudiant
dans la classe de percussion, je ne voulais faire que des claviers.
Batigne
m’a répondu qu’il n’en était pas
question et que je devrais commencer par faire du tambour militaire.
Pourquoi? Parce que pour lui c’était la base. J’ai
insisté, je venais au conservatoire pour faire des claviers.
Il m’a alors donné une partition en me disant que
si je la déchiffrais convenablement, je pourrais aussi faire
des claviers. J’avais un prix de piano, je n’ai donc
pas eu trop de problème à déchiffrer et il
m’a
dit, « d’accord, tu fais du tambour, parce que je crois
que c’est nécessaire pour toi et tu fais des claviers
comme tu veux, moi je ne m’en occuperai pas. »
Pourquoi
tenait-il à ce que je fasse du tambour? Pas pour
le tambour comme tel, mais pour développer mes poignets.
Pour Batigne, des poignets qui répondent étaient
indispensables en tout : timbales, claviers, percussions, etc.
Et ça m’a
bien servi par la suite. Malheureusement, je trouve qu’on
est en train de perdre un peu ça à l’heure
actuelle. Il y a des gens aujourd’hui qui font du marimba
et dont les poignets ne répondent plus. Il faut savoir faire
des coups simples et doubles en les contrôlant, faire des
paradiddles, tout ça rapidement - et c’est encore
plus difficile de faire ça sur un marimba ou un vibra que
sur une caisse claire parce que ça ne rebondit pas. Mais
sinon, il n’y
a plus de contrôle, plus de détaché. Donc avec
Batigne, c’était ça.
Puis ensuite par goût
naturel, je me suis concentré sur
les claviers, ayant acquis une culture de percussion générale.
Je savais jouer des timbales, de la caisse claire et tout ça,
mais avec une nette facilité pour les claviers.
Et puis
les circonstances ont fait que j’ai eu du travail,
on m’a toujours toujours proposé du travail sans que
j’en cherche beaucoup, surtout en musique de chambre. Mon
meilleur copain était saxophoniste, on a fait un disque
ensemble qui a gagné le Grand Prix du disque, on avait 20
ans et ça
nous a lancés. J’ai donc fait beaucoup de musique
de chambre, beaucoup de musique contemporaine, et beaucoup de tournées.
Ensuite, Batigne m’a proposé un poste au conservatoire,
ce qui m’a apporté une sécurité et m’a
permis de continuer de faire des projets. Puis est arrivé l’ensemble « Accroche
Note » en musique contemporaine avec lequel j’ai fait
d’autres projets et d’autres tournées en Europe.
En plus, il y a eu aussi la composition, toujours présente,
si bien que je n’ai jamais manqué de travail.
RL : Donc une carrière surtout centrée sur la musique
de chambre et les claviers. Qu’en est-il du solo?
ES : Je n’aime pas beaucoup les claviers
en solo. Une heure de marimba solo m’ennuie profondément,
au même
titre qu’une heure de clarinette solo par exemple. Donc pour
moi, le marimba et le vibraphone c’est d’abord effectivement
en musique de chambre.
Je suis d’ailleurs effaré par
certains constats. Il y a deux ans, j’ai été invité à participer
au jury du concours de marimba organisé par Keiko Abe au
Japon. On a vu environ 90 candidats, surtout des femmes, qui jouaient
du
marimba. Moi, avant de m’intéresser à l’instrument,
je m’intéresse à la musique et d’abord
aux gens. Ca m’intéressait de savoir ce qui faisait
que tous ces gens se concentraient sur le marimba et comment ils
se projetaient dans l’avenir. Moi, comme prof, à partir
du moment où j’ai des élèves qui se
destinent à la
profession, mon but c’est qu’ils mangent. Qu’ils
aient du plaisir à faire ce qu’ils font, bien sûr,
mais il faut aussi qu’ils bouffent. Donc je leur ai posé la
question : après le concours vous faites quoi, qu’est
ce que vous voulez faire plus tard? Elles m’ont toutes répondu
qu’elles voulaient faire des récitals et des concertos
avec orchestre. J’ai aussi appris qu’elles ne faisaient
que du marimba, qu’elles ne savaient pas jouer le vibraphone,
qu’elles ne savaient pas jouer de la percussion, qu’elles
ne savaient pas faire de roulement sur une caisse claire. Sur le
plan du répertoire, elles n’avaient aucune connaissance
du jazz et aucun intérêt pour la musique contemporaine.
Donc un seul instrument et un seul type de répertoire, celui
qu’on trouve pour le marimba solo, du style « Danses
Mexicaines ». Pas de polyvalence.
Effarant! D’autant
plus qu’une grande partie du système
actuel de percussion entretient cette imagerie du grand marimbiste
soliste. Moi, je ne connais pas un seul grand marimbiste soliste
qui gagne sa vie à faire que ça, sans enseigner.
Pas un seul! La seule qui pourrait gagner sa vie vraiment en étant
soliste, ce serait Evelyn Glennie, mais elle ne joue pas seulement
du marimba, de loin pas que ça. Donc qu’on arrête
d’avoir une vision virtuelle de la percussion. J’ai
peur qu’on embrigade les jeunes générations
dans un système de penser qu’il leur fait croire des
choses. Bien sûr, tout n’est pas blanc ou noir, je
n’ai
pas envie qu’on rêve d’un système comme
dans les années 70, parce que les choses ont évolué.
Mais je n’ai pas envie non plus qu’on se retrouve avec
un système à l’intérieur duquel on ne
voit plus la réalité.
J’ai envie qu’on
essaie de former les gens à ce
qu’ils souhaitent faire, à ce qu’ils aiment, à avoir
une pluridisciplinarité ou au moins une ouverture musicale.
Et qu’on voie à ce qu’ils puissent bouffer.
Qu’on
ouvre de nouvelles voies, j’ai rien contre, au contraire
il faut aussi créer la demande.
RL : Mais on dit souvent que, la technique du
marimba s’étant
développée, qu’elle soit devenue très
sophistiquée, une pression s’exerce sur les étudiants
qui ne trouvent plus le temps de travailler les autres instruments,
et que des choix doivent se faire plus tôt dans la formation.
Est-ce que ce n’est pas là une façon de créer
un cercle vicieux?
ES : Pour moi il n’y a pas de cercle vicieux. À un moment
de notre évolution il faut faire des choix. Rares sont les
gens qui sont des monstres au marimba, des monstres au vibra, des
super musiciens d’orchestre qui savent manipuler les accessoires,
qui savent jouer le djembe, la batterie, etc. Je préconise
avoir la vision d’un arbre, c'est-à-dire qu’il
y a d’abord un tronc commun. On a une bonne base en tout dans
un tronc commun correct et solide, et alors ensuite on choisit des
branches, une ou plusieurs branches qui nous apparaissent plus intéressantes
et on se spécialise.
RL : Les œuvres de musique nouvelle, compte tenu de leur niveau
grandissant de difficulté, ont-elle selon toi contribué à faire évoluer
l’instrument?
ES : Il ya toujours eu des compositions qui ont
marché et
d’autres qui sont tombées dans l’oubli. Ce n’est
pas aux percussionnistes de juger. Ceci dit, les œuvres sont
effectivement de plus en plus difficiles à jouer et parfois
je me demande pourquoi. Je pense à ce qu’on appelle
la « nouvelle complexité », avec des compositeurs
comme Brian Ferneyhough. Il y a un bon ami à moi qui s’appelle
Steven Schick et qui joue une pièce de Ferneyhough, « Bone
Alphabet » qui est un enfer total d’écriture.
Parfois, je me demande si le « trop écrit » ne
rejoint pas le « trop improvisé ». Ça
paraîtra
paradoxal, mais à certains moments j’écoute
des concerts de musique contemporaine où ça me fait
penser à des
pièces de free jazz. Il y a des pièces pour piano
qui me font carrément penser à du Taylor. L’interprète
a passé un an à travailler la pièce pour arriver à la
jouer à 80 % alors que l’autre improvise…
Quant à l’avenir
de la percussion, je pense que ça
passe par le mélange avec d’autres instruments, que ça
soit difficile ou pas, que ça fasse avancer l’instrument
ou pas. Le critère le plus fondamental, c’est avoir
une musique intelligente et intéressante, pas de faire avancer
un instrument. Je me fous je faire avancer le vibraphone ou le
marimba, par contre j’ai envie de faire des musiques qui
m’intéressent.
Faire avancer la technique de l’instrument, je m’en
fiche.
RL : J’ai remarqué que tu utilises la prise Burton.
On sait que les prises ont souvent suscité des débats
entre percussionnistes quant à leur pertinence relative et
aux possibilités techniques en découlant. Ces débats
semblent avoir pris parfois des allures de religion. Quel est ton
point de vue là-dessus?
ES : Je me fiche complètement de la prise à partir
du moment où on parvient à un rendu musical qui est
intéressant. Par contre si un percussionniste ne maîtrise
pas son jeu, si je vois des difficultés techniques graves,
s’il y a des douleurs, quelle que soit la prise, s’il
y a des problèmes donc, alors là je vais commencer à m’en
préoccuper sérieusement. Mais le choix de la prise
en elle-même au départ je m’en fiche complètement.
Aujourd’hui
je pense qu’on peut jouer très bien
du vibra avec une prise Stevens et du marimba avec Burton. Si on
est en Stevens et qu’on travaille sa virtuosité mélodique
et si on est en Burton et qu’on travaille sa virtuosité de
rotation, on aboutit au même rendu musical. Il n’y
donc pas beaucoup de différence, à moins de se mettre à couper
les cheveux en quatre.
RL : Tu composes beaucoup. As-tu commencé à composer
pour contribuer au développement du répertoire du marimba
ou de la percussion?
ES : Pas du tout, je n’écris d’ailleurs
pas majoritairement pour le marimba, j’écris beaucoup
pour autre chose. J’aime bien composer, depuis toujours, et
bien que j’aie
fréquemment écrit pour percussion, les percussionnistes
connaissent bien mes études, je ne compose pas exclusivement
pour percussion. Par exemple, mes quatre dernières compositions étaient
une commande pour la fête nationale du Luxembourg avec feux
d’artifice, un concerto pour trois percussions et « brass
band », une pièce pour chœur et percussion commandée
par Gary Cook et John Pennington, et je viens de terminer une pièce
pour piano et percussion qui a été créée
il y a un mois. Au niveau des projets qui m’attendent, il
y a une comédie musicale, commande du théâtre
de la ville de Luxembourg pour 2004, une pièce pour un groupe
de 12 percussions à Taiwan et un spectacle de 50 minutes
pour chœur et percussion à Marseille.
J’avoue
que je préfère composer à jouer, ça
m’apporte plus de satisfaction. Je me sens plus fier de réaliser
des choses qui sortent de mon imagination que des choses qui sortent
d’un savoir-faire. Beaucoup de percussionnistes ont écrit
pour alimenter le répertoire, ce n’est pas mon cas.
RL : Tu as cependant publié des pièces pour percussion. Était-ce
pour répondre à ce qui te semblait être une carence?
ES : Plus ou moins. J’ai un recueil de pièces pour claviers à 2
baguettes avec accompagnement sur DC qui circule beaucoup, « Les
Claviers Parcourent le Monde ». En fait ça a commencé par
un autre projet commandé par le Ministère de l’éducation
nationale à quatre percussionnistes (Macarez, Geoffroy, Van
Gucht et moi-même) pour obtenir du répertoire adapté aux
différents niveaux de formation. J’ai ensuite continué avec « Les
Claviers Parcourent le Monde » qui a été suivi
de « Les 4 Baguettes Refont le Monde ». Il s’agit
de petites pièces sympathiques et pas trop difficiles pour
les élèves.
RL : En terminant, on dit que tu as contribué à créer
un environnement et un cycle de formation unique en France avec ce
que tes collègues et toi faites au Conservatoire de Strasbourg,
c'est-à-dire une équipe professorale composée
d’individus ayant chacun sa spécialité. Qu’en
est-il au juste?
ES : Batigne avait au départ décidé de diviser
la classe en deux et pas de manière verticale. Lui s’occuperait
des percussions, et moi-même des claviers, toujours avec l’idée
du tronc commun. Et les élèves iraient d’un prof à l’autre.
Cette façon de faire a créé une dynamique qui
a stimulé la demande.
On est donc passés d’une classe où Batigne
avait huit heures d’enseignement en 1980 à aujourd’hui
où nous sommes cinq profs qui totalisent soixante à soixante-dix
heures de cours par semaine. On a été très
actifs à tous
les niveaux et les étudiants sont venus de partout. Les élèves
voient qu’on a le temps de s’occuper d’eux. Certains
sont dans un tronc commun et font le tour des profs, et d’autres
qui ont déjà une base peuvent se spécialiser,
comme par exemple faire des claviers et de la musique de chambre
avec moi.
On fait beaucoup d’activités, notamment en
musique de chambre avec des compositeurs, tels que Steve Reich
par exemple.
Certains projets partent en tournée, j’ai des élèves
qui sont allés au Japon et partout en Europe. Par ailleurs,
les élèves eux-mêmes proviennent d’un
peu partout : Brésil, Chili, Japon, Pologne, etc..
Les cinq
profs en présence font véritablement équipe.
L’un s’occupe des débutants, un autre est spécialisé dans
les percussions digitales, un troisième est timbalier d’orchestre,
un quatrième spécialiste de la caisse claire, et
moi-même
qui fait les claviers et la musique de chambre. L’un d’entre
nous est chargé de coordonner le tout, et cette coordination
se fait en rotation. Cette situation est d’ailleurs unique
en France.