Les origines de la forme musicale connue sous le nom de Plena remontent
au début des années 1900, sur la côte sud de
Porto Rico, dans un quartier de la ville de Ponce nommé de
La Joya del Castillo, et plus précisément sur la rue
Castillo. La Plena faisait initialement office de journal chanté,
permettant ainsi aux résidents du barrio de communiquer les événements
et nouvelles de la journée.
Les principaux instruments de percussion utilisés dans la
plena sont trois panderetas (tambours sur cadre à une peau),
aussi nommés panderos, et le güícharo (gourde
râclée). Les panderetas se nomment, du grave à l’aigu,
Seguidor, Segundo ou Punteador (aussi nommé « Banao » dans
le quartier de Santurce), et Requinto.
Dans l’ensemble de plena, le seguidor, le punteador et le
güicharo tiennent le rythme de base, alors que le requinto est
utilisé pour improviser en créant une interaction rythmique
avec les appels et réponses des voix, et le jeu des instruments
mélodiques.
Les panderetas modernes sont fait de différents matériaux
tels que le bois, le métal et la fibre de verre. Le système
de tension est similaire à celui que l’on trouve sur
les timbales et la membrane est faite de peau de chèvre. Les
peaux sont assez fermement tendues, et leur son, de même que
la sensation qu’on éprouve à les jouer, s’apparentent
davantage aux congas qu’à la plupart des autres tambours
sur cadre. Le son principal du seguidor et du punteador est ouvert,
alors que le requinto produit deux sons de base, le claqué (slap)
et le son ouvert.
Selon
Hector « Tito » Matos, expert de la Plena et
directeur du group newyorkais Viento de Agua, dans la vieille tradition
de Plena connue sous le nom de « Punta de Clavo »,
les joueurs de requinto utilisent davantage leurs doigts dans leur
technique. Les « Pleneros del Quinto Olivo » ont
ensuite développé une nouvelle technique de jeu dans
laquelle toute la main est utilisée, un peu comme la technique
de conga. Aujourd’hui, cette technique s’est standardisée
dans le jeu du requinto.
A Porto Rico, la plena se joue à différents tempi
selon les régions. Par exemple, la plena de Ponce est habituellement
plus lente que celle de Santurce. Aussi, il existe quelques variantes
du genre, telles que la Plena Lamento au tempo très lent et
avec des textes tristes et mélancoliques, la Plena Poética
au tempo medium avec des textes plus poétiques, et la Plena
con Mambo au tempo rapide avec un « Coro » très
court, le « Coro Picao ». La Plena con Mambo
est la variante de prédilection de groupes de Plena contemporains
tels que Plena Libre, Plenéalo, Viento de Agua et Truco y
Zaperoko.
Parmi les
principaux artistes ambassadeurs de la Plena, du présent
et du passé, mentionnons Joselino "Bumbúm" Openheimer, "Los
Ingleses", Aranzamendi Brothers, Mario Rivera, Manuel "Canario" Jiménez,
Marcial Reyes, César Concepción, Orquesta Panamericana
de Lito Peña, Grupo ABC, Hermanos Santana, Rafael Cortijo
e Ismael Rivera, "Mon" Rivera, Familia Cepeda, Hermanos
Ayala, Pleneros del Quinto Olivo, Grupo Atabal, Paracumbé,
Plena Libre, Plenéalo, Plena
Dulzura, Golpe de Plena, Pleneros
de la 21, Viento de Agua, Truco y Zaperoko
Pleneros
à Puerto Rico photo de Pedro Barriera
Écouter les rythmes de la Plena
Ceci est une version de base de la Plena. A Porto Rico,
la Plena peut être jouée à différents
tempos, selon la région. Par exemple, la Plena de Ponce est
plus lente que celle de Santurce.
(Note: les fichiers audios qui suivent sont au format
RealAudio)