"Le rara est une expression culturelle importante de la paysannerie
haïtienne; le terme désigne à la fois une musique,
un type d'orchestre et un moment de l'année. Il s'agit de
manifestations liées essentiellement
au carnaval et à la semaine sainte. Le rara est le côté visible,
officiel des sociétés secrètes vaudou, il est
donc lié aux pratiques
rituelles d'origine africaine (le mot rara pourrait être issu
d'une terme yoruba signifiant « faire du bruit »).
(...) Les orchestres sont hiérarchisés (avec un « prezidan »
et un « kolonel », notamment) et se livrent à des
joutes qui peuvent être violentes. (...) Les musiques et les
chants dialogués sont alternés, tandis que la foule,
grossissante au passage des groupes rara, danse sur son chemin. Les
chants rara peuvent être
satiriques, obscènes, religieux ou politiques. Et si les hommes
politiques ont souvent su utiliser certains rara en leur faveur,
il est par contre
plus fréquent encore que les démonstrations rara soient
tournées
contre eux - la plupart des manifestations et meetings emploient
donc des rara"*
Je vous présente ici un kata simple. Il s'agit
d'un rythme de base pour les chants envoûtants, joué sur le «boula»,
petit tambour, avec 2 baguettes. On le retrouve surtout dans le «Rabôday»,
rythme de «rara» et dans plusieurs autres rythnes : Pétro, Bonda,
Chaille-au-pied, etc.
On entend, dans la version complète, les vaccines ou bambous, instruments
à vent.