La Derbouka

par François Taillefer © 2003

 
 
 

La Derbouka

Cet instrument de percussion est un des plus populaires et des plus utilisés à travers l’Orient, le Maghreb et voir même de l’Europe Orientale. Il a de multiples appellations tels que tabla, touberleki, derbake, dumbek et derbouka. Ce tambour à forme de gobelet est originellement fabriqué en terre cuite sur lequel une peau de poisson est tendue; mais nous pouvons aussi en retrouver qui sont fabriqués à base de métal, de bois et même de verre. Par son appréciable richesse sonore et mélodique, la derbouka offre à son joueur (le drabki) la possibilité de développer un discours musical des plus complexe et créatif.

Position de base

Dans cet exercise nous aborderons la position assise du drabki tenant ainsi la derbouka horizontalement sur son genou gauche (pour le droitier). Afin d’éviter que le tambour roule en bas du genou, il est conseillé de surélever le talon du pied gauche ou même d’élever ce pied avec un bottin téléphonique. De plus, pour stabiliser la derbouka lors des diverses frappes, l’intérieur du coude gauche doit prendre appui sur la base du tambour.

Frappes de base

Sur la derbouka nous retrouvons principalement 2 frappes élémentaires; un accent fort appelé Doum et un accent faible nommé Tak. Le Doum est exécuté par l’union des doigts de la main droite (excluant le pouce et le poignet) qui vient s’abattre parallèlement au centre de la peau. Le Tak est quant à lui exécuté par la main droite et la main gauche. Le Tak de la main droite est réalisé par l’union des extrémités de l’annulaire et du majeur qui percutent d’un coup sec du poignet le bord de la peau. Le Tak de la main gauche est produit par un mouvement de l’avant bras (dans un angle de ± 45°) qui permet à la paume de la main de s’abattre sur le haut du tambour propulsant ainsi l’annulaire sur le bord de la peau.

Rythmes

Voici quelques exemples de rythmes arabes. Pour chacun de ces exemples nous aborderons tout d’abord la base rythmique et ensuite les divers doigtés qui s’y rattachent.

Légende: D = Doum, T = Tak de la main droite, K = Tak de la main gauche
  S = Silence, Lettre majuscule = Fort, Lettre minuscule = Faible

Ayoub

Rythme d’origine égyptienne qui se joue habituellement lentement en accompagnant le Zaar (cérémonie visant à chasser les mauvais esprits). Ce rythme est aussi couramment utilisé pour accompagner le Baladi (danse orientale ou «danse du ventre»). Dans ce dernier cas il se joue plus rapidement.

Base (mp3) D S D T
Doigté 1 (mp3) D k t k D k T k
Doigté 2 (mp3) D k t K D k T k

 

Maqsoum

Probablement un des rythmes le plus populaires et les plus connus, le Maqsoum (que l’on nomme aussi Masmoudi Saghir, Baladi ou Dû-Yek) accompagne la danse aussi bien que la musique populaire et classique arabe orientale.

Base (mp3) D T S T D S T S
Doigté 1 (mp3) D T k T D k T k
Doigté 2 (mp3) D T t k T D t k T t k


 

 
 

 

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