Cet instrument de percussion est un des plus populaires et des
plus utilisés à travers l’Orient, le Maghreb
et voir même de l’Europe Orientale. Il a de multiples
appellations tels que tabla, touberleki, derbake, dumbek et derbouka.
Ce tambour à forme de gobelet est originellement fabriqué en
terre cuite sur lequel une peau de poisson est tendue; mais nous
pouvons aussi en retrouver qui sont fabriqués à base
de métal, de bois et même de verre. Par son appréciable
richesse sonore et mélodique, la derbouka offre à son
joueur (le drabki) la possibilité de développer un
discours musical des plus complexe et créatif.
Position de base
Dans cet exercise nous aborderons la position assise du drabki
tenant ainsi la derbouka horizontalement sur son genou gauche
(pour le droitier). Afin d’éviter que le tambour roule
en bas du genou, il est conseillé de surélever le
talon du pied gauche ou même d’élever ce pied
avec un bottin téléphonique. De plus, pour stabiliser
la derbouka lors des diverses frappes, l’intérieur
du coude gauche doit prendre appui sur la base du tambour.
Frappes de base
Sur la derbouka nous retrouvons principalement 2 frappes élémentaires;
un accent fort appelé Doum et un accent faible nommé Tak.
Le Doum est exécuté par l’union des doigts
de la main droite (excluant le pouce et le poignet) qui vient s’abattre
parallèlement au centre de la peau. Le Tak est quant à lui
exécuté par la main droite et la main gauche. Le
Tak de la main droite est réalisé par l’union
des extrémités de l’annulaire et du majeur
qui percutent d’un coup sec du poignet le bord de la peau.
Le Tak de la main gauche est produit par un mouvement de l’avant
bras (dans un angle de ± 45°) qui permet à la
paume de la main de s’abattre sur le haut du tambour propulsant
ainsi l’annulaire sur le bord de la peau.
Rythmes
Voici quelques exemples de rythmes arabes. Pour chacun de ces
exemples nous aborderons tout d’abord la base rythmique et
ensuite les divers doigtés qui s’y rattachent.
Légende:
D = Doum, T = Tak de la main droite, K = Tak de la main gauche
Rythme d’origine égyptienne qui se joue habituellement
lentement en accompagnant le Zaar (cérémonie visant à chasser
les mauvais esprits). Ce rythme est aussi couramment utilisé pour
accompagner le Baladi (danse orientale ou «danse du ventre»).
Dans ce dernier cas il se joue plus rapidement.
Probablement un des rythmes le plus populaires et les plus connus,
le Maqsoum (que l’on nomme aussi Masmoudi Saghir, Baladi
ou Dû-Yek) accompagne la danse aussi bien que la musique
populaire et classique arabe orientale.