Le
tombak est joué le plus souvent assis sur une chaise ou
par terre. On peut également voir des musiciens de rue qui
jouent debout en attachant le tombak à l’aide d’une
corde. Assis sur le bord de la chaise, le pied gauche est un peu
en avant et plus haut que le pied droit. Le tombak est déposé sur
les cuisses de façon horizontale, la peau vers l’avant.
Pour ne pas étouffer le son, il faut s’assurer que
les cuisses ne touchent pas à la peau.
Position des mains
(La position des mains peut être inversée pour les
gauchers)
Main droite:
le bras est plié d’une façon
très naturelle à partir du coude (le même mouvement
que quand on marche) et se place devant la peau, prêt à jouer.
Il est très important que le coude ne soit pas collé au
corps.
Main gauche:
le bras se place sur l’instrument et s’avance jusqu’à ce
que le pli des doigts soit sur le bord de l’instrument. Le
jeu se fait par le mouvement du poignet.
Tom (T) : la frappe basse de l’instrument
Les quatre premiers doigts de la main droite se plient pour faire
un demi-poing. Le pouce renforce la position en se plaçant à côté de
l’index. Jouer avec le bout des quatre doigts sans l’ongle,
près du centre de l’instrument. Le mouvement se fait
par le poignet, à l’aide de l’avant-bras.
Il faut tout de suite enlever la main de l’instrument pour
laisser la peau résonner (ceci s’applique pour
toutes les frappes)
Bak (B) : la frappe aigue de l’instrument Jouer avec la première phalange de l’annulaire
de la main droite sur le bord de l’instrument. Le mouvement
se fait par une petite rotation autour du poignet
Pélangue (P) : la frappe aigue accentuée
de l’instrument (snap)
Comme un claquement de doigt, placer l’annulaire sur le bout
du pouce, les autres doigts doivent rester droits. Mettre de la pression
sur le pouce qui crée une résistance. Frapper le bord
de l’instrument. Le doigt doit se rendre jusqu’à la
paume de la main. Cette frappe peut se réaliser avec quatre
doigts de chaque main.
Eshareh (rr) : ornement
Placer les doigts à différentes hauteurs, de sorte
que le petit doigt soit le plus bas et l’index soit le plus
haut. Laisser tomber le bout des doigts sur la peau avec la même
position à l’aide d’un mouvement du poignet, de
sorte qu’on entend quatre coups séparés et très
rapprochés. Pour la main droite, le pouce frappe en même
temps que le petit doigt pour enrichir et ajouter de la couleur à
cette frappe.
Pour obtenir une appogiature avant une frappe, faire
un eshareh de la main droite, suivi d’ un eshareh de la main
gauche avant la frappe. Pour faire un roulement plein (riz-e pore)
alterner ces deux mouvements de façon continue
Rythme de base :
Tom T
Bak B
Pélangue P
Eshareh R
Ce rythme en 6/8, est un des rythmes
les plus répandu en Iran.